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28.09.2007

SOUVENIRS CENTREBRETONS

Après quelques années d’errance du sud au nord et de l’est à l’ouest du Finistère,je me suis retrouvé, qui plus est à ma demande, puisqu’on m’avait signalé à maintes reprises qu’un certain nombre de personnalités avaient refusé de s’y installer, en plein Centre Bretagne dans une commune finistérienne limitrophe des Côtes d’Armor et du Morbihan. C’est là que j’ai connu l’une des plus extraordinaires expériences de ma vie active : la division politico-religieuse d’une importante paroisse de la région si tant est qu’on puisse parler d’importance. Quel ne fut pas mon étonnement d’apercevoir, à l’unique messe dominicale, des chrétiens étrangers à notre commune. Figurez-vous que c’est mon chien, un berger allemand, qui m’en fournit l’explication. LUSTIG logeait dans un garage où j’entreposais les boîtes d’engrais dont je me servais pour entretenir mon jardin. Il commit un jour l’imprudence d’en absorber une dose appréciable. Je dus faire appel à un vétérinaire pour le soigner. C’est au cours d’un repas vespéral, auquel ce spécialiste m’invita le jour même et partant d’une conversation animée, que j’appris l’exode extraordinaire des fidèles vers les paroisses les plus proches des diocèses voisins. Curieux, curieux. Le 10 septembre 2001 alors que ma femme, mes enfants et moi-même admirions le magnifique calvaire de PLEYBEN, j’aperçus en voiture l’un des héros de cette histoire. Je ne pus malheureusement pas l’interpeller. Il partait à LOTHEY. C’est du moins ce que m’affirma un de ces concitoyens à qui j’avais enseigné les rudiments de la grammaire latine.

21.09.2007

SOT donc pardonné

Je suis un homme libre. Mais qu’est donc la liberté telle que je l’ai vécue, telle que je la vis encore ? Pour moi, la liberté c’est d’être responsable de soi ! Ma liberté c’est d’être responsable de moi, j’entends de ma petite personne, de me tenir à distance de ceux qui ont l’habitude de se prendre pour ce qu’ils ne sont pas et que d’ailleurs ils ne peuvent pas être, c’est littéralement de pouvoir m’isoler des orgueilleux, de leur superbe, mot tiré du latin << superbia >> que je traduis de la manière suivante : << désir de se mettre au-dessus, de se voir ou de se considérer au dessus de ce que l’on est ou, et c’est le cas en la circonstance, au dessus des autres. >> Voilà : il se considérait au dessus en fait de ce qu’il était, un petit bachelier, et surtout il se considérait comme au dessus de moi. Ce qui faisait rire ma bonne maman surtout après les confidences que mon père lui avait faites avant de mourir brutalement d’un infarctus imprévisible bien que provoqué. Pauvre type qui naturellement, je veux dire par nature, se refusait à croire que la superbe, l’orgueil en français compréhensible, se situe à la racine de ce qu’en théologie on qualifie sauf erreur de péché et qui entraîne non seulement l’oubli de notre petitesse d’esprit mais aussi mais surtout celui de la valeur intrinsèque de l’intelligence, parfois et même souvent supérieure, de qui nous fait face. Le pote aurait dû se souvenir, si tant est qu’il lui restât un minimum de mémoire que les mystères du royaume sont cachés à ceux qui veulent se faire qualifier de sages et habiles ! Il est vrai qu’il manquait de sagesse et d’habileté. Et surtout d’intelligence et de charité ! Pauvre type en fait susceptible d’être pardonné pour cause d’imbécillité

19.09.2007

SOUVENIRS BRETONS

Je sors de ma cuisine, j’entre dans mon jardin, muni d’une échelle je grimpe dans le magnifique pommier et que vois-je, qu’aperçois-je : la mer ! Tout se tait ! Quel silence troublé parfois par le passage d’une voiture, un coup de klaxon intempestif, le hennissement d’un cheval traînant une carriole emplie de légumes frais et de toutes sortes ou encore par le son victorieux des cloches qui annoncent un baptême, un mariage ou simplement par l’angelus de midi qui met un terme à une matinée de labeur. La mer s’étale. Je scrute ses vagues et soudain, dans la brume, je découvre l’île de GROIX. Spectacle magnifique ! Hélas ! Le jour s’allonge sans que je m’en rende compte. C’est bientôt le crépuscule ! Quelle féerie ! Ecueils et récifs donnent l’impression de chercher le lieu de la plus intense solitude ! Magnifique mutisme qui terrifie et en même temps gonfle le cœur ! Cette beauté de la nature ambiante me paraît double : silencieuse et dramatique ! Ah ! mon cœur se gonfle encore davantage. Je n’ose pas me faire entendre . Dans le même temps une envie de rire me prend. Mais de rire de qui ou de quoi ? De mon imagination qui a tendance à se déchaîner, de mes illusions terrestres, maritimes, solaires, crépusculaires, celles-ci teintées de toutes les couleurs possibles et imaginables du soir qui tombe, de la nuit qui s’annonce ? O mer atlantique, o fin d’une journée armoricaine, vous m’apprenez à me libérer de mon humanité ! Dois-je m’abandonner à votre excellence ? Dois-je, muet, me reposer en moi-même ou au contraire m’élever au dessus de moi ?

18.09.2007

MA BONNE MAMAN

Consacrer quelques lignes à la mémoire de ma vénérable maman peut revêtir un caractère littéralement comique. Les rigolos dont je dépendais estimaient que la présence maternelle à mes côtés s’apparentait à une sorte de chiourme sévère. Pauvres types qui, de toute évidence, ignoraient que ma mère appartenait à une famille laïque pour ne pas dire laïciste et que, formée dans sa jeunesse à l’école de Jules FERRY, elle était peu portée à admettre les humiliations qui m’étaient infligées et dont elle souffrait bien plus que moi, fin connaisseur et pour cause de la smala célicole. Comme elle était douée d’une intelligence, que je peux qualifier, sans exagérer, d’intuitive, elle comprit très vite que le roi des facultés catholiques de l’Ouest couronné en ma présence au début du mois de janvier 1943 et le pote, tenaient tant à connaître son emploi du temps de femme nonagénaire. Le premier profita d’un enterrement, qui me retenait à l’église, pour l’interroger sur ses intentions pourtant claires de rester à MOTREFF, le second encore plus sot, je me sers en la circonstance d’un qualificatif poli mais en trois lettres comme l’autre auquel vous pensez, en se présentant chez nous à 7 heures d’un matin noir et pluvieux pour y découvrir ma femme et mes enfants. Point n’était besoin d’une lourde masse de matière grise pour comprendre que ces individus, renseignés par les faux culs me surveillaient qui plus est idiotement . Etonnée, de ces visites inattendues, on le serait à moins, ma mère finit un jour par me déclarer : << Ces types nous jugent à leur aune. Allons-nous en d’ici le plus vite possible. >> Elle comprit très vite qu’il s’agissait non de me gêner mais de détruire ma vie à un moment particulièrement délicat de son déroulement jusque là sans problème majeur. De ne plus me voir toutes les fins de semaines, après ma nomination ma mère se prit naturellement à critiquer vertement les décisions épiscopales ; elle ignorait que l'évêque se pliait à la volonté de ses conseillers. Pour ma part je ne lui en veux pas ! Ne m'a-t-il pas un jour littéralement crier : mais je ne le savais pas; il croyait ma mère propriétaire du commerce qu'elle gérait.

17.09.2007

ELLE S'APPELLE SABINE

<< Elle s’appelle SABINE>> J’ai naturellement regardé le film que l’actrice Sandrine BONNAIRE consacre à sa sœur autiste. J’en ai tiré deux conclusions 1 ) l’autisme est un désordre NEUROLOGIQUE qui se caractérise par un repliement sur soi 2 ) l’autisme ne relève donc pas de la psychiatrie mais de la NEUROLOGIE . Sabine BONNAIRE va passer 5 ( cinq ) ans INTERNEE dans un hôpital psychiatrique qui n’est donc pas fait pour elle. Elle en sort dans un état lamentable, j’entends qui ne peut que provoquer les pleurs de souffrance douloureuse de ceux et celles qui la récupèrent, elle et ses 30 ( trente ) kilos superflus. Voilà. Je me félicite alors que pour mon fils LOEIZ, autiste handicapé à 95 % et dont on m’écrit qu’âgé de 26 ans à l’état civil il a l’âge mental d’un enfant de 30 ( trente ) mois, il n’a jamais été question de l’interner mais qu’on lui a trouvé à FRANCESSENIA un lieu adapté à son terrible handicap et dispensateur de soins qui améliorent quotidiennement sa santé grâce au dévouement des responsables et des éducateurs et éducatrices de cet institut remarquable.

15.09.2007

UNE VIE BIEN REMPLIE

Quand il me prend d’analyser, d’étudier psychologiquement s’entend, ma vie, je finis toujours par me demander s’il y a en moi une sorte, ou plutôt une forme d’unité. Une chose cependant est sûre et je ne suis pas le seul à le constater c’est que cette apparente unité ne repose pas, comme diraient FREUD et ses disciples, j’en connais quelques uns que je considère comme des rigolos, c’est donc que cette apparente unité ne repose pas sur mon MOI conscient. Je m’explique car je sens qu’une explication s’avère indispensable. Voici. Né en 1924, baptisé une semaine plus tard, admis très jeune à communier, confirmé, religieusement éduqué en famille comme dans toutes les écoles et facultés que j’ai fréquentées, jéciste militant, séminariste, tonsuré, ordonné aux ordres mineurs, acolyte, exorciste, lecteur, portier, je pense que je n’en oublie aucun, aux ordres majeurs, diacre, prêtrise, je m’abstiens d’évoquer l’épiscopat réservé à de brillantes intelligences que j’ai connues de près et même de très près, célibataire puis, grâce à l’intervention d’un évêque d’une exceptionnelle bonté, relevé de ma promesse de le rester, marié , père, beau père, grand-père. Voilà je crois une vie bien remplie et qui continue de l’être puisqu’en tapant ce texte je garde ma petite fille NAHIA, la désirée en basque et son cousin germain, mon petit-fils, EWEN. Bref, tout cela me donne l’impression d’être tenu par un lien logique. Resterait à découvrir et à étudier les causes de tout ce qui précède . Hélas ! le monde vrai des causes nous est caché : il est indiciblement complexe mais tel qu’il est il nous permet de vivre. Ce qui n’est pas si mal. Voilà qui va combler ma nièce pictocharentaise, lectrice critique et intuitive du PORTAIL. Elle ne se contente pas d’en parler, elle en écrit.

14.09.2007

INSPECTION RIGOLOTE

Il y a 50 ans, dans le courant du mois de mai 1957, je me suis rendu compte d’une chose assez curieuse : les orgueilleux, que l’on m’obligeait à fréquenter en me les imposant, n’aimaient pas trembler et se plaisaient et complaisaient à se venger de ceux qui d’une manière ou d’une autre leur faisaient peur. En revanche ils éprouvaient une joie indescriptible à se trouver en face de celui ou ceux devant lesquels il n’étaient pas honteusement contraints de s’aplatir, dussent-ils leur infliger les pires souffrances morales. Jamais je n’oublierai la visite absolument imprévue donc anormale dans ma classe, au cours d’une heure consacrée à la littérature , de ce soi-disant inspecteur dont l’orgueil n’avait d’égal que la morgue dont il témoigna. J’ai, immédiatement perçu qu’il avait à mon égard une sorte de haine rentrée, le mépris curieusement et justement dit des faibles à lire Victor HUGO. Sans doute pensait-il à part soi que je ne pouvais en rien lui faire peur. Tous les hommes qui se croient supérieurs, ne serait-ce que par leurs titres, plus ou moins mérités, trouvent une jouissance à briser la volonté d’autrui et à modeler l’argile à leur gré. Ils ne se rendent même pas compte qu’en se conduisant de cette manière ils font du faible en apparence un homme aussi fort qu’eux mais d’une force cachée. J’avais presque honte de moi de ne pas oser lui répliquer. Mon cœur et surtout ma langue gardaient en effet assez de bon goût pour pouvoir se dire : honore ton malheur en dissimulant ta colère. Ce que je fis en prenant le livre du maître et en dictant pendant une heure un texte de VOLTAIRE. L’incongru s’en alla me saluant d’un bref coup d’un menton qu’il avait proéminent.

08.09.2007

1957 - 2007 REFLEXIONS PERSONNELLES

Je trouve risible que les souffrances physiques et morales qui m’ont été infligées et à travers mon humble personne à mes vénérables parents octo et nonagénaires, n’ont constitué pour certains de mes pairs, compatriotes ou simplement contemporains qu’une sorte de signal de danger susceptible de les concerner. Comme simples marques de vulnérabilité et de fragilité humaines, elles auraient du, ces souffrances, produire en eux des impressions pénibles. Ils se sont contentés, du moins certains d’entre eux, de rejeter ce genre de peine et d’offense pour n’y riposter parfois que par des actes de compassion où l’hypocrisie occupait une sérieuse place. Ils pensaient sans doute et même fortement à eux en considérant les invraisemblables décisions prise à mon encontre et une fois encore à travers moi à l’encontre de mes père et mère mais ils se réconfortaient en pensant que par tempérament ou, comme dirait le psychanalyste correcteur de mes rédactions enfantines , par nature , nous pouvions humainement éviter d’offrir à nos contempteurs professionnels le spectacle d’hommes et de femme en train de souffrir et de se lamenter. Alors là, ces individus se trompaient lourdement. Nous n’allions pas jouer aux hommes et femme moralement forts alors que nous nous sentions atteints, qui plus est en public, ne serait-ce qu’ à travers les actualités médiatiques des quotidiens ou hebdomadaires départementaux , non seulement dans notre honneur mais en ce qui concerne mon père dans sa santé physique. Nous n’allions pas nous révolter ne fût-ce que pour être approuvés par nos amis, du moins les vrais, et péjorativement critiqués par les faux culs que je me garde bien de nommer puisqu’ils sont connus. Il est d’autre part trompeur de qualifier de compassion la soi-disant souffrance que leur causait le spectacle de notre rejet par les rigolos et les prétentieux alors qu’en fait ils cédaient à une impulsion de plaisir pour ne pas écrire de joie malsaine.

07.09.2007

SAMY DESCARTES et moi

Fantastique ! J’ai décidé de me corriger et du coup j’ai appris à devenir plus modeste. Je ne cherche plus l’origine de mon humanité dans mon intelligence à dire vrai moyenne. Mon professeur de quatrième me l’avait fait comprendre depuis longtemps ! Il est vrai que lui disposait d’une matière grise phénoménale. Bref, je me suis replacé à mon vrai rang, celui que le pote m’a toujours attribué , le rang d’un animal. Encore me faut-il rendre au pote ce qui lui appartient : quand il me comparait à un animal il n’hésitait pas à me qualifier de rusé dont l’intelligence ou si vous préférez l’esprit trouvaient leur origine dans la ruse. Je me suis d’autre part toujours gardé de faire preuve d’une vanité indiscrète, celle de croire qu’homme bien constitué je serai la finalité de l’évolution animale. Que non, que non, je ne me considère pas comme le couronnement de la création. SAMY, mon bon chien, quand je le compare à moi est un animal qui, dans son genre, a atteint le même degré de perfection. J’irai encore plus loin en affirmant que, dans certains domaines, la chasse par exemple ou encore la garde de notre maison, il est incomparablement plus réussi que moi. Reste que l’homme est le plus intéressant de tous les animaux. Mon ami DESCARTES a un jour osé concevoir l’animal en tant que machine . Je pense, quel culot de penser, que notre philosophe n’a pas tort car toute notre physiologie s’efforce de prouver cette thèse . Mais entre nous et DESCARTES il y a une sérieuse différence. Nous ne mettons pas l’homme à part alors que lui n’hésitait pas à le faire. Ce que nous comprenons de l’homme aujourd’hui n’excède pas ce que l’on peut comprendre de lui en tant que machine . Je m’arrête pour cause de dîner à préparer. Mais je m’arrête avec l’intention déterminée de reprendre et au plus vite ma démonstration. Si tant est que je démontre quoi que ce soit. Qu'on veuille bien m'excuser si je me répète !

PRIX DE L'ECOLE SAINT- YVES

Mes filles universitaires me demandent ce que représente ce prix. Je leur ai cité ce qu'en écrivait un de mes anciens collègues et pas n'importe lequel :
Ce que représente ceprix, on devrait le savoir; comme il représente dans le cas l'élève que je fus à SAINT-YVES, je le fais savoir - par souci d'information impartiale et objective et pour l'édification commune ! - «Un prix
unique, dit Prix de l'Ecole Saint-Yves, pourra être décerné à l'élève de Terminales qui se sera distingué
d'une façon toute particulière par sa discipline, son bon esprit, son travail, ses bonnes manières... Le
nom de cet élève sera rappelé tous les ans au palmarès. » Ce qui bien sûr est fait tous les ans comme
pour les Saints au calendrier, et que je n'ai donc pas eu à inventer, et qu'il ne faudra pas croire interposé
depuis pour le besoin de l'exemple...dont il convient de parler avant tout.Voilà inutile d'insister.

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