30.12.2007

PATRONAGES

Un passage du discours prononcé au VATICAN par le Président de la République a particulièrement retenu mon attention : << la désaffection progressive des paroisses rurales, le désert spirituel des banlieues, LA DISPARITION DES PATRONAGES, la pénurie des prêtres n’ont pas rendu les Français plus heureux. C’est une évidence. >> De ces quelques mots je ne retiendrai que ceux que j’ai soulignés : LA DISPARITION DES PATRONAGES.
Pendant une dizaine d’années, j’ai rédigé, à la demande du directeur des hebdomadaires diocésains du Finistère, l’abbé LESCOP, la chronique sportive. J’ai tenu cette chronique jusqu’au jour de 1957 où un << grand vicaire >> me fit la remarque suivante : << maintenant tu dois t’occuper davantage d’action catholique que de sports >> Ce << grand vicaire >> me connaissait depuis 1942 et une session jéciste à laquelle j’avais participé à SPEZET. Quelques années plus tard, certaines remarques du même personnage dont j’étais devenu un commensal triquotidien me firent entendre que le clergé avait autre chose à faire qu’à perdre son temps sur les touches des terrains de football.
La disparition des patronages m’apparut alors comme programmée. Il va de soi que je n’en fais pas l’une des causes de la déchristianisation actuelle. Même si Yvoveridicus me considère dans l’histoire de l’école SAINT–YVES de QUIMPER comme un << journaliste chevronné >>.

28.11.2007

SIESTE

Un ami qui vient de lire le blog précédent me confirme le bienfondé de celui-ci. Appelé à remplacer un collègue, dans le sud de la FRANCE, il lui fut strictement interdit d'aller déranger les autochtones entre 14 et 16 heures ou de les convoquer dans ces mêmes heures. La sieste quotidienne expliquait ces interdictions. On fait ce qu'on peut même quand on peut peu.

26.11.2007

MON PERE et MONTESQUIEU

S’il est un ouvrage que j’ai lu avec attention, une attention soutenue, c’est bien L’ESPRIT DES LOIS de MONTESQUIEU, qui plus est pour une raison bizarre mais qui touche de près au parcours guerrier de mon père pendant le premier conflit mondial, celui de 1914-1918. Voici : mobilisé à QUIMPER son régiment breton est expédié à CARCASSONNE, ce qui, je l’avoue, n’a rien à voir avec ce qu’il est convenu d’appeler le front. De CARCASSONNE mon père et ses copains sont expédiés dans la SOMME et ce qui devait arriver arriva. Mon père fut, à VERMANDOVILLERS en septembre 1916, grièvement blessé à la poitrine, laissé pour mort sur le terrain, recueilli par des brancardiers boches, soigné à AACHEN et, guéri, confiné dans ce qu’on appelait stalag 25 ans plus tard à HANOVRE en compagnie de Russes et de Polonais. Mais me direz-vous que viennent faire dans cette histoire MONTESQUIEU et son ESPRIT DES LOIS ? Voici ! Le livre XIV de l’Esprit des lois ne cesse de parler de ce que j’appellerai la théorie des CLIMATS. Les peuples du sud, ceux des CLIMATS chauds, ont tendance à glorifier la paresse. En revanche dans les climats plus froids du nord les hommes et évidemment les femmes témoignent de nombreuses qualités et vertus. Voilà c’est clair : que des soldats bretons quittent QUIMPER pour CARCASSONNE s’explique facilement : il s’agissait de transformer en guerriers des gars de genre pacifiste. Ah ! un dernier mot : VERMANDOVILLERS fut pris et repris plusieurs fois pendant la guerre de 14-18.